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sábado, 22 de enero de 2011

La Renaissance.- Contexte historique

Le siècle XVI est une période d’exceptionnelle effervescence linguistique en un temps de plurilinguisme et de développement de l’imprimerie. Le français coexiste avec le latin, langue véhiculaire et langue d’enseignement, caractérisée par la diversité de ses formes et de ses prononciations, avec les parlers régionaux, langue maternelle et langue utilitaire, et occasionnellement avec l’italien, langue de culture : les interférences entre ces langues affectent la prononciation, le lexique et la syntaxe du français.
                          L’imprimerie apparaître au XVIème siècle
La « défense et illustration de la langue française » imposée par le pouvoir politique, par les nécessités économiques du développement de l'imprimerie, passe par la codification et la définition de la norme. Mais celle-ci, loin d’être un simple choix entre variables concomitantes guidé par l souci de se référer à l’usage de plus fréquent, est le lieu de recherches individuelles où  se manifeste le souci d’influer, par des prises de parti tranchées, sur la langue et sur son développement et le désir d’inventer ses propres variations susceptibles de devenir les éléments codifiés ; d’où un effet de brouillage pour le linguiste actuel qui n’a plus à sa disposition que des textes écrits parfois très artificiels et volontairement éloignés de l’usage commun, domaines de réalisations purement individuelles où domine l’artefact. 

La Renaissance.- L'émancipation du français

L’émancipation du français
L'ordonnace de Villers-CotterÊts (1539)

1.- La langue juridique

L’ordonnance de Villers- Cotterêts (1539), promulguée par François Ier à la suite des édits royaux de 1490, 1510, 1535 qui préconisaient l’usage du langage français ou maternel, impose dans ses articles 110 et 111 le français comme langue juridique pour éviter toute ambiguïté dans l’interprétation, à l’exclusion du latin et, semble-t-il, des dialectes :

 

Renaissance.- L’enrichissement lexical

L’enrichissement lexical

Au XVIème siècle, la perfection d’une langue se mesure à l’entendue de son vocabulaire, au nombre de ses synonymes. L’innovation touche tous les domaines des techniques et de la pensée.

Mots anciens et dialectaux

La volonté d’enrichissement du français passe par une valorisation du passé médiéval de la langue que l’on recherche (Claude Fauchet commente les  Serments de Strasbourg), par un souci du néologisme, par une considération des dialectes. L’étude  du grec instaurée au XVème siècle conduit à privilégier ces dialectes ; l’état du français est comparé à la langue grecque dont Tory met en avant la diversité en soulignant l’existence de « la langue attique, la dorique, la aeolique, la ionique et la commune » et certains grammairiens notent que des prononciations dialectales, comme celles du picard, peuvent être plus proches du latin. 

La Renaissance.- Grammaire

Imagination poétique, Barthélemy Aneau

Grammaire

Le développement du français, son illustration, ce souci de « donner lustre et clarté à la langue » (selon la glose de Barthélemy Aneau) vont de pair avec les efforts de codifications ou de mises en règles qui touchent l’ensemble des domaines de la parole.

Dolet, dans son projet de l’Orateur Francoys, évoque les traités suivants :
« La grammaire. L’orthographe. Les accents. La punctuation. La pronunciation. L’origine d’aulcunes dictions. La manière de bien traduire d’une langue en aultre. L’art oratoire. L’art poëtique »
La grammaire française, la lexicologie française se développent à cette époque, tout d’abord dans des visées comparatistes.
Les premiers exemples de grammaires françaises apparaissent comme des expérimentations qui s’émanciperont du cadre des grammaires du latin alors largement diffusées.
Les premiers dictionnaires du français sont bilingues, avec définitions en latin ; il existe aussi de nombreux dictionnaires plurilingues.